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Agents de joueurs : un projet de loi qui ravit le foot-business

mardi 3 juin 2008

Le lobby du foot business peut sabler le champagne. Le Sénat examine aujourd’hui une proposition de loi exauçant son vœu le plus cher : permettre aux clubs de payer les agents de joueurs à la place des joueurs. Au mieux, cela revient à verser au footballeur un complément de rémunération net d’impôts et de charges ; au pire, c’est la porte ouverte à toutes les combines offshore, comme en convenait Michel Platini, président de l’UEFA, l’an dernier devant l’Assemblée nationale : «Si le club verse une commission très élevée à l’agent, c’est bien souvent parce qu’elle permet de dissimuler une rétrocommission.» Mais les patrons du ballon tiennent à contrôler toute la chaîne financière, le mercato français générant trente millions d’euros de commissions annuelles (l’agent encaisse jusqu’à 10 % des transferts, pour une intervention parfois minime, voire nulle).

Nettoyage. Bertrand Cauly, président du collectif Agents 2006, milite pour un nettoyage de la profession, malmenée par les affaires, où l’on retrouve toujours la même poignée d’intermédiaires (10 % d’entre eux trustent 90 % du marché) : «L’agent de club, ou payé par le club, ne sert à rien. L’essence de notre métier consiste à conseiller le joueur. Quand le joueur paie son agent, il est responsabilisé sur son coût et ne lui versera pas n’importe quoi.» Alors, pourquoi cette loi scélérate ?

L’idée mijotait depuis trois mois au sein du ministère des Sports, organisateur de discrètes tables rondes - des «grandes messes» du foot business, selon un participant. Bernard Laporte s’en tient au principe de réalité : «Les joueurs ne veulent pas payer leur agent, on va donc permettre aux clubs de les payer.» En légalisant ce qui était illégal. Son texte en préparation précise que «la rémunération de l’agent, acquittée par le cocontractant du sportif, n’est alors pas qualifiée d’avantage accordé en plus des salaires, indemnités ou émoluments.» L’objectif est clairement affiché : contourner l’Urssaf et le fisc.

Philippe Piat, président du syndicat mondial des joueurs (FifPro), reste vent debout contre cette «loi inique», porte ouverte à toutes les «rétro et surcommissions». Mais il constate que les nouvelles générations sont plus soucieuses de fric que d’éthique : «Je ne peux pas être plus royaliste que le roi.» Signe de malaise ? Le ministère des Sports n’endosse pas la paternité de la réforme, laissant ce soin au sénateur UMP Jean-François Humbert, rapporteur d’une précédente loi permettant aux clubs de payer leurs joueurs sous forme de droits d’image nets de charges - Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football et lobbyiste en chef, l’avait aussitôt rebaptisée «ma loi».

Le mauvais coup vient en fait de la Fifa. Son nouveau règlement, applicable depuis le 1er janvier, stipule que «le joueur peut autoriser le club, par consentement écrit, à rémunérer son agent pour son compte.» Un article entouré de très vagues considérations sur la nécessité «d’éviter tout conflit d’intérêt». Curieux revirement, son président Sepp Blatter martelant jusque-là : «C’est le joueur qui doit payer son agent et non le club. Nous sommes au courant de mauvais usages dans ce domaine.»

Ce rétropédalage de la Fifa coïncide avec le retour en son état-major du français Jérôme Valcke (cosignataire avec Sepp Blatter du nouveau règlement). Directeur du marketing de 2003 à 2006, il avait été débarqué de la Fifa pendant l’affaire Mastercard, sponsor de la coupe du monde de football qui avait porté plainte après que le marché fut confié à son concurrent Visa, un tribunal américain affirmant que «Valcke et son équipe de négociations constituent l’opposé du fair-play». Après dédommagement, la Fifa versant 90 millions de dollars (58 millions d’euros) à Mastercard, il est revenu au bercail en étant promu secrétaire général… Dans une ancienne vie au sein du groupe Canal +, Jérôme Valcke avait lâché le journalisme pour diriger Sport +, filiale spécialisée dans le marketing sportif, qui tâtait parallèlement de la profession d’agent dans la plus parfaite opacité (comme en témoigne le transfert de Ronaldinho au PSG). Un authentique praticien du foot-business.

Que vaut cet oukase de Zurich (siège de la Fifa) face aux législations nationales sur les agents ? Il s’achève par cette menace : «Les associations qui enfreignent le présent règlement sont passibles de sanctions.» La Fédération française de football a aussitôt traduit, dans cette circulaire de son directeur général, Jean Lapeyre, envoyée mi-janvier aux agents : «sur le territoire français, votre profession fait l’objet d’une réglementation», qui campe vaillamment sur le paiement de l’agent par le joueur. Mais ce juriste ajoute : «Vous n’êtes pas sans savoir que cette loi devrait faire prochainement l’objet d’une réforme législative.» La loi Humbert, donc, puisque ce sénateur entend prêter son nom à la manœuvre. La Commission des affaires culturelles croit pouvoir affirmer, sans rire, qu’elle «semble faire l’unanimité».

Travail de sape. L’an dernier, une mission d’information de l’Assemblée nationale, sous présidence UMP, avait maintenu son opposition au paiement des agents par les clubs. Mais le travail de sape continue. Il existe une «Amicale parlementaire du football» qui se réunit tous les mois. Objet de l’un de ces conclaves, pris au hasard : «Frédéric Thiriez nous parlera de la nécessaire refonte du statut d’agent sportif.»

Le lobby peut aussi compter sur de curieux juristes, du centre de droit du sport de la faculté d’Aix-Marseille, affirmant au Parlement qu’une «loi est pousse-au-crime à partir du moment où elle est rejetée par le milieu censé l’appliquer, dès lors absous par l’illégitimité de la loi.» Le milieu, terme choisi. Le propos fait bondir Henri Nayrou, député PS : «L’UMP va devoir assumer et prendre la responsabilité politique d’entériner des pratiques douteuses. Ce sera une affaire d’éthique.»

Pour faire passer la pilule, le Sénat entend renforcer les sanctions, jusque-là indigentes : en cinq ans, les principales fédérations sportives se sont contentées de délivrer neuf blâmes à des agents. Dont sept en rugby et zéro en foot.

Publié par isaetdavid à 22:47  

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